Category: Chroniques

La voie de la sorcière – Cécile Guillot – Le chat noir

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La voie de la sorcière est le premier tome de la saga « Fille d’Hécate ». On y suit le parcours initiatique de  Maëlys, une jeune étudiante en psychologie qui se découvre un don pour la magie au cours d’une expérience parapsychologique. Le genre de révélation qu’on ne peut nier et, ne pouvant revenir en arrière, elle cherche alors à comprendre et à en apprendre davantage sur la culture wiccane. Malheureusement, en s’exposant au grand jour, elle devient également la proie d’une menace tapie dans l’ombre.

On retrouve ici avec plaisir la plume fine et douce de Cécile Guillot qui depuis son recueil « A l’ombre des pleurs », n’a jamais caché son attrait pour le thème de la sorcellerie. Son écriture est ici plus contemporaine que jamais puisqu’elle nous narre une tranche de vie bien actuelle, celle d’une jeune étudiante lambda, tout du moins en apparence.

Ce point pourra être considéré à la fois comme la force ou le défaut du roman selon le lecteur. Certains, avides de voir une héroïne se plonger à corps perdu dans une aventure qui la dépasse, resteront sans doute sur leur faim car les rebondissements et les éléments perturbateurs bien que présents se font discrets. D’autres savoureront la lente mutation du quotidien de la jeune protagoniste et apprécieront son questionnement, ses doutes et ses émerveillements face à une réalité nouvelle et un pouvoir qu’elle ne maitrise pas. En résumé, nous avons ici à faire à un tableau psychologique qui se dévoile petit à petit, au rythme auquel Maëlys bascule d’un cosme vers un autre, ceci impliquant découvertes, rencontres et parfois épreuves.

La galerie de personnages secondaires expose toute son importance puisqu’ils deviennent l’entourage nécessaire à la progression de l’héroïne. Chacun d’entre eux se montre crédible dans son rôle avec un bon potentiel de révélations et d’évolution.

L’auteur distille d’ailleurs plusieurs clés au cours de son récit. Autant d’indices qui annoncent des éléments à venir au cours des prochains tomes. Car rappelons-le, « la voie de la sorcière » se lit comme l’introduction d’une trilogie mêlant sorcellerie, romance et suspens. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de « Fille d’Hécate » une saga riche et originale si l’auteur se donne les moyens d’exploiter ces cartes minutieusement dévoilées au cours de ces premiers chapitres. Wait and see !

 

Le Destin de l’épouvanteur, tome VIII, de Joseph Delaney

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Enfin il est là ! Nous l’attendions avec impatience, fans que nous sommes, ce nouveau tome des aventures de l’apprenti Tom Ward et de son maître épouvanteur le vieux John Gregory.
Nous avions quitté nos héros sur l’île de Mona, prêts à traverser vers l’Irlande, après avoir débarrassé l’île des bugganes, dangereux êtres pouvant prendre différentes formes et aspirer vos forces vitales avant de vous broyer les os, ainsi que de Lizzie l’osseuse, la mère d’Alice, sorcière pernicieuse prête à tout pour régner sur le monde…
Mais notre jeune héros est inquiet aux abords de l’Irlande, une sorcière celte lui ayant conseillé de ne jamais y mettre les pieds sous peine de connaître le courroux de la Morrigan, déesse-corbeau… Sans oublier le Malin qui attend, impatiemment tapi dans l’ombre, que le pouvoir de la fiole s’étiole ou qu’Alice et Tom soient assez éloignés l’un de l’autre pour entraîner vers l’obscur la jeune sorcière et lui imposer des tourments insoutenables au sein de son royaume infernal… Tom devra s’allier une fois de plus avec l’obscur afin de combattre l’obscur et retrouver ainsi Grimalkin, la tueuse aux couteaux qui l’aidera à vaincre des mages redoutables qui tentent de voler les pouvoirs d’un dieu. Dans ce nouveau combat contre les forces du mal, Tom se verra remettre une épée, la Lame du Destin forgée par Héphaïstos lui-même. Cette arme sera-t-elle suffisante pour combattre le Malin ? Tom pourra-t-il toujours compter sur Alice et sur son maître pour le sauver, le soutenir et l’encourager ?

Ce tome VIII apporte son lot de noirceur, de froid, de vent et de brume auxquels Joseph Delaney nous a habitués dès le premier tome. Ce qui différencie les aventures de l’épouvanteur et de son apprenti d’autres romans jeunesse, c’est bien ce côté très sombre. Nous marchons avec les héros sur les dunes venteuses, affamés afin d’être en mesure de combattre la noirceur, frigorifiés sous nos capuchons distinctifs, et souvent terrifiés par le froid glacial dégagé par une créature des ténèbres en approche.
J’ai lu ce nouveau tome avec voracité, ensevelie sous ma couette, mais gelée malgré tout, en symbiose avec les aventures et mésaventures du jeune héros. Pourtant, cette fois-ci, les choses changent, la place est laissée à Tom dans une majeure partie du livre et son enseignement semble ne se faire que par ses propres expériences vécues loin de son maître. L’auteur va ici encore plus loin, et nous sommes, nous lecteurs, confrontés à nos pires craintes concernant nos héros bien-aimés. Chaque tome paraît nous faire atteindre le paroxysme des épreuves à surmonter, et le suivant nous détrompe… Le souffle coupé, les larmes aux yeux parfois, les dents serrées et cette envie de lire encore et encore plus vite pour connaître la fin des actions. Dur de lâcher prise, voire impossible pour moi, je l’ai lu d’une traite et j’en demande encore au bout de huit tomes…
Néanmoins, je regrette la quasi-absence de combats contre l’obscur préparés par ce jeûne fait de fromage dur et de pain rassis. Tom est livré à lui-même un peu trop souvent comme si l’auteur voulait nous détacher du vieux Grégory (déjà très affaibli dans le tome 7). Il lui reste pourtant encore 2 ans avant de devenir épouvanteur lui-même… Les chiens m’ont manqué aussi, eux si présents depuis la rencontre avec Bill Arkwright, font ici quelques apparitions succinctes et jappent de bonheur de pouvoir galoper avec leurs maîtres… (?)
Malgré tout, l’arrivée de la pernicieuse Grimalkin a amené une dose d’effroi dans mon cœur, un sourire sur mes lèvres et l’envie de la retrouver par la suite ! Elle semble ici prendre la relève de l’épouvanteur auprès de Tom et lui apporte ainsi une nouvelle force et un nouveau regard sur ses propres capacités.
L’épée que reçoit Tom est vraiment un plus apporté au récit dans son intégralité, lui à qui un grand destin est prédit par sa propre mère, lui qui deviendra non plus le gibier, mais le chasseur de l’obscur, se voit ainsi confronté à la Lame du Destin, et quiconque la possède accomplit sa destinée… de héros.

 

Le printemps humain – Jack Spark 4 -Victor Dixen

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Ce livre commence cent ans après la fin du tome 3, et nous suivons deux nouveau héros dans un monde où  Jack joue à l’arlésienne. Malgré la disparition de nombreux personnages auxquels nous nous étions attachés (Josh , Ti-jean, Sinead ou encore Marie-Ashley), nous en découvrons de nouveau :  Caleb et son fils Tiago , Socrate le rebelle et la mystérieuse Onyx.les  personnages principaux sont attachants. Leurs choix, leurs indécisions, leur façon d’être fait que l’on s’identifie à eux rapidement. Le récit est captivant et bien rythmé  : l’auteur alterne les chapitres évoquant Caleb et ceux évoquant Tiago..
Je trouve la fin un peu trop rapide et l’épilogue est digne des récits arthurien.
L’auteur glisse également quelques clins d’oeils et quelques réflexions sur notre société moderne sans perturbé le rythme du récit. Les annexes de fin d’ouvrage apporte un plus et une aide au lecteur.

En conclusion une quadrilogie qui s’achèvent avec un titre à part qui poursuit l’histoire de la trilogie mais peu aussi se lire indépendamment. Cela confirme notre sentiment que Victor Dixen est un auteur  à suivre . Si il était besoin de le préciser, ce quatrième tome est comme les autres Coup de coeur de la rédaction.

H.E.R.O.S. Tome 3 PHARAON – Laurent Luna

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Après leur départ du 16ème siècle, les membres du groupe H.E.R.O.S. sont une nouvelle fois confrontés à l’inconnu. C’est dans l’ancienne Egypte qu’ils vont devoir empêcher Madame Pressbott et ses sbires de propager le chaos.

Malheureusement, un événement dramatique met leur quête en péril : Elfi, mordue par un serpent venimeux, risque de mourir…

Nous retrouvons nos 5 petits amis dans l’Égypte au temps d’Akhénaton.
Toujours à la poursuite de l’odieuse Ruth Presbott,deux des héros vont se retrouver en danger de mort. Ce roman est passionnant, rythmé et il est difficile d’en arrêter la lecture avant d’en connaître l’issue. Le roman est cependant un peu rapide ne nous laissant pas le temps de découvrir l’Égypte avec les héros , la fin est du coup assez rapide. Pour ce troisième tome des aventures des 5 voyageurs dans le temps, il manque un petit résumé des aventures précédentes et une description rapide des protagonistes principaux, histoire de ce remettre dans le bain.

En conclusion une série toujours aussi envoûtante avec la plume agréable de Laurent Luna. Nous attendons le tome 4 avec grande impatience en se demandant vers quand l’auteur va t’il nous emmener.

SAGA « HUNGER GAMES » DE SUZANNE COLLINS

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J’avais entendu, comme beaucoup d’entre nous, parler de ces livres pour la sortie du film associé, et après lecture de nombre d’articles, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je le lise…Je ne sais pas si le moment était bien choisi de le lire en période électorale car à présent, tous les programmes des prétendants à la présidence me paraissent louches et lourds de sens caché… ! Hunger Games a ouvert en moi un intérêt particulier et une grande méfiance envers les meneurs du pays, moi qui n’éprouvais jusqu’alors que désintérêt à leur égard…

Roman post-apocalyptique en 3 tomes, Hunger Games nous entraine à la suite de Katniss Everdeen adolescente du District Douze qui est envoyée en sacrifice humain aux Hunger games, les Jeux de la faim afin de rappeler au monde que le Capitole (haut lieu politique) détient tout pouvoir sur chaque District jusqu’à la décision même de vie ou de mort sur leurs enfants. Sur place, dans l’arène, Katniss devra affronter jusqu’à la mort 23 autres concurrents adolescents venant des autres districts. A la fin, il doit n’en rester qu’un…

Il est des livres qu’on ne peut pas lâcher, des livres dont on rêve la nuit si on ne les a pas achevés, des livres qui transforment notre monde en celui qui vit entre leurs pages, des livres si passionnants que notre vie semble insignifiante et qu’on ne peut plus démêler « le réel » du « pas réel »…
Hunger Games est de cette trempe, trois tomes, trois fois plus de plaisir et trois fois plus d’horreur, de peur, de faim, de froid et de morts…

Suzanne Collins a réussi ici un tour de force, ne pas laisser s’étioler l’action, il n’y a pas un instant de répit, pas un moment de calme, pas une seconde de soulagement où nous pouvons souffler, nous sommes entrainés avec Katniss au cœur même de l’action et nous vivons à ses côtés de grandes heures sombres…Malgré tout, le final va loin, trop loin pour ma sensibilité, je le conseillerais donc aux plus grands. L’auteur a semé en moi, jeune maman, un grand trouble et la pression sur ma poitrine était si forte que j’ai cru ne plus pouvoir respirer, comme si quelqu’un était assis sur ma poitrine m’empêchant de reprendre mon souffle…j’ai lu les dernières lignes en pleurs parce qu’elles signifiaient la fin d’une grande aventure, la fin d’une tranche de vie que j’ai suivie avec passion, je ne voulais pas finir, autant que j’avais hâte de connaître le dénouement…Suzanne Collins est forte, très, très forte et excessivement douée !

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