mai 15
Mestr TomInterview
Parlez‐moi de vous ?
Je suis une auteur suisse de 28 ans, et Rage de Dents est mon premier roman. Sinon, j’adore le violet.

Parlez‐moi de « Rage de Dents » ?
C’est l’histoire de Maeve, 21 ans, une jeune femme colérique au caractère bien trempé qui ne fait attention qu’à son nombril jusqu’à ce qu’elle réalise qu’on lui a menti toute sa vie. A partir de là, elle va devoir affronter les fantômes d’un passé qu’elle ignorait avoir.
Combien de temps entre le mot « fin » et la sortie du livre ?
J’ai écrit le roman fin 2009. Il est paru une première fois en août 2011 avant d’atterrir chez Milady pour mai 2012 (NDLR : Le 18 exactement ) .

Vos auteurs préférés ?
Pas vraiment d’auteurs préférés, mais des coups de cœur sur des livres. Pour en citer quand même quelques uns, Patrick Rothfuss, Dan Simmons. C’est un peu les seuls qui me viennent à froid comme ça.
Quel est pour vous le meilleur film sur le mythe du vampire ?
Quelle bonne question ! Je n’en ai de loin pas vu assez pour répondre un truc intelligent, alors allons-y pour le Dracula de Coppola
Si vous étiez un personnage de fantasy, qui seriez‐vous ?
Bilbo. J’ai toujours rêvé d’avoir les pieds poilus et un anneau magique.
Combien de tomes à venir ?
Normalement 4.
Si le roman sortait en film, qui verriez‐vous dans les rôles principaux ?
C’est une chose à laquelle je n’ai jamais réfléchi. Tous mes personnages ont un visage dans ma tête, mais je ne me suis pas inspirée d’acteurs pour les créer, donc c’est un peu dur de répondre. Il n’y a que Walter que, depuis qu’une lectrice m’a fait la réflexion, j’imagine avec les traits d’un agent Gibbs vieillissant.
Rêveriez vous de vous faire transformer en créatures de la nuit ?
Vraiment pas ! J’ai d’autres fantasmes bien plus accessibles qui me permettraient de continuer à profiter du soleil et de la cuisine à l’ail.
Que pensez-vous de l’image actuelle du vampire ?
Il devient un peu trop libidineux à mon goût. Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour dire ça, mais si j’osais, je dirais s’il brille, ce n’est plus vraiment par sa dangerosité !
Note de la rédaction : Plus que trois jours avant de foncer dans la librairie la plus proche pour acheter ce petit chef d’oeuvre.
mai 09
Mestr TomInterview

Qui est Benoit Grelaud ?
Je suis né il y a un peu plus de quarante ans, en plein marais vendéen, à quelques encablures de la mer. J’y ai passé une enfance à la Pagnol, faite d’escapades au milieu des champs, des fossés et d’une côte vierge de toute habitation. Lorsque j’ai lu « la gloire de mon père », ce fût un choc. Ce qu’avait vécu Marcel Pagnol faisait écho en moi : les ambiances, les senteurs sauvages, tout était si proche.
Je vis désormais aux portes de la Bretagne, et je suis marié avec une finistérienne. Elle m’a fait découvrir ces terres bretonnes qui font désormais partie de moi. Je m’y sens bien. Comme apaisé.
Nous avons deux enfants, qui furent les premiers à découvrir les mondes féeriques du Pays des Songes.
Mon quotidien est fait de passions (écriture, sports, musique, minéralogie), et je trouve donc que les journées sont bien courtes…
Parlez‐moi du Maître des clés ?
Tout est venu, au départ, d’une habitude, d’un rituel que nous partagions mes enfants et moi. Tous les soirs, lorsqu’ils étaient petits, je leur racontais une histoire. Puis, j’ai commencé à inventer de nouveaux univers. En fait, chaque moment partagé était l’occasion de jeux avec les mondes imaginaires. Surtout lors de nos randonnées en montagne. En effet, très jeunes, nos enfants nous suivaient sur des excursions exigeantes, souvent très longues et escarpées. Afin que les difficultés passent mieux et qu’ils ne rechignent pas à l’effort, je leur inventais, tout au long de nos parcours, mille et une péripéties à vaincre : ici des ogres cachés dans leur tanière, là des grottes magiques, ou encore des fleurs aux vertus insoupçonnées.
L’histoire du « Maître des clés » s’est construite ainsi, tout doucement, dans un coin de ma tête.
Et puis, un jour, j’ai commencé à raconter l’histoire d’un jeune garçon qui avait perdu son grand-père et qui en était profondément marqué.
J’ai griffonné quelques pages, poursuivant chaque soir les aventures du jeune Hugues, accompagné du facétieux lutin Reghi. Mon fils adorait, et j’ai donc décidé de partager cette expérience sur un blog.
Je n’avais qu’une connaissance très sommaire des outils offerts par internet, et j’ai donc tâtonné, me limitant à diffuser quelques lignes sur myspace. Je ne connaissais absolument personne sur ce réseau social et je fus surpris lorsque plusieurs internautes commencèrent à suivre mes publications. Je postais un petit passage régulièrement, très tard le soir.
Petit à petit, le bouche à oreille s’est instauré, et les visiteurs affluèrent (plus de 100 000 visites). Cela devenait très compliqué de gérer les dizaines de commentaires et messages quotidiens, et j’ai stoppé quasiment du jour au lendemain afin de prendre un peu de recul.
Quelques mois plus tard, au fil d’une discussion avec des amis, nous venons à parler de cette expérience dont absolument personne dans mon entourage n’avait connaissance.
Férus de littérature, ils lurent le livre et m’encouragèrent fortement à le diffuser. Ce fut le déclic.
Tout s’est alors emballé, comme si c’était écrit. « Il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous » disait Paul Eluard.
Tout est allé très vite : une société informatique qui testait une simulation 3D et qui est intéressée pour partir sur mon projet, un dessinateur exceptionnel (ZED, Sylvain Even) qui tombe sous le charme du livre et accepte d’illustrer le site, Jean Chocun du groupe Tri Yann qui en fait la préface, Dorian Gray qui m’autorise à intégrer ses musiques, et un imprimeur de haute qualité que je déniche sur le net.
En deux mois, tout était bouclé et l’auto-édition voyait le jour.
Le petit stock fût vendu très rapidement et me permit globalement de rentrer dans mes frais. Je décidais alors de lancer une ré-édition. Mais, entre temps, Xavier Decousus, des éditions Gründ (Barbapapa, pokemon,etc) me contactait pour me dire qu’il avait un des exemplaires sur son bureau et qu’il l’avait lu d’une traite. Lorsqu’il m’annonça qu’il souhaitait publier les aventures du « Maître des clés », ce fût une grande joie, mais aussi une vraie libération. Le livre allait être entre de très bonnes mains, la qualité du travail de Xavier Decousus n’étant plus à démontrer (il participa
notamment au lancement de Pierre Boterro). Avec le gage d’un suivi rigoureux par l’équipe dynamique de Gründ, l’une des maisons importantes en France.
Tout est allé finalement très vite. Même si, ensuite, j’ai beaucoup retravaillé le texte afin que cela fasse une trilogie qui tienne la route. J’en profite pour remercier Xavier, grâce à qui j’ai énormément progressé dans mon travail d’écriture. Toujours dans la discussion, dans l’échange. J’ai eu carte blanche et c’est un vrai bonheur que de travailler dans ces conditions. En total respect de l’auteur. Xavier sert de garde-fou, mais la liberté d’écriture est totale.
Vos auteurs préférés ?
Des auteurs dits classiques. Marcel Pagnol, par exemple, que j’admire (je fouine toujours à la recherche de ses éditions originales, dont le grain du papier découpé à la main est extraordinaire). J’aime les vieux livres au cuir usagé, les bouquinistes et les vieilles bibliothèques aux rayonnages poussiéreux.
J’ai également une grande admiration pour Edmond Rostand, auteur trop méconnu, à mes yeux. Son « Cyrano », par exemple, est exceptionnel.
Combien y aura-t-il de tomes ? Trois.
Si vous étiez un personnage de Fantasy, qui seriez‐vous ?
Même si mon livre peut être classé en « low fantasy », je ne suis pas du tout spécialiste de cette littérature. Il se trouve que ce que j’ai écrit entre dans ce cadre là. Mais, il n’y a à la base aucun calcul de ma part. Par contre, j’en ai beaucoup vu au cinéma, en famille.
Alors, pour répondre à votre question, je dirais Hugues, le héros de mon livre. Il y a un peu de moi en lui. Nous sommes proches à plusieurs égards.
Si votre livre était porté à l’écran, qui tiendraient les rôles principaux ?
Hugues et Reghi ! Autant qu’ils jouent leur propre rôle ! Sans oublier le cyclope Raôl, bien sûr ! Plus sérieusement, je ne pense pas à cela. Je suis avant tout très heureux que cette aventure prenne vie avec cette édition chez l’une des grandes maisons françaises. Ma préoccupation actuelle est de peaufiner les deux tomes suivants.
Comment avez vous travaillé avec l’illustrateur ? Au coup de cœur ! Je suis tombé par hasard sur les dessins de Sylvain Even, et j’ai eu un véritable coup de foudre artistique. J’imaginais en sa façon de dessiner mes personnages prendre vie. C’était une évidence: lui seul pouvait transcrire exactement ce que je ressentais. J’en étais persuadé. Alors je l’ai contacté. Puis je lui ai envoyé le fichier du livre. Et il a, lui aussi, eu un vrai coup de foudre. Les planches qu’il m’envoya, représentant mon univers, étaient magnifiques. Troublantes. Une émotion immense. Nous étions sur la même longueur d’onde. Cela ne s’explique pas. C’est ainsi.
Sylvain illustra le site. Puis, lorsque j’ai signé avec Gründ, je leur ai présenté son travail car je tenais à ce qu’il soit du voyage. Xavier Decousus a pris le temps de découvrir cet univers particulier, et fût lui aussi charmé. Lorsqu’il m’annonça qu’il retenait les dessins de Sylvain, ce fût un nouveau grand bonheur. Il le mérite.
Avez vous eu votre mot à dire sur le quatrième de couverture et la couverture ?
En ce qui concerne les couvertures (car il y en a trois), elles sont faites à partir de discussions que nous avons Sylvain et moi. Lorsque le dessin me plaît, c’est alors proposé à l’éditeur. Nous en discutons pour apporter les touches finales. C’est un vrai travail d’équipe.
Pour la quatrième de couverture, Xavier Decousus m’a demandé si je souhaitais en faire une. Je lui ai répondu que je manquais d’expérience pour cela et que je préférais lui faire confiance. Éditeur est
un métier qui n’est pas le mien. Lorsqu’on a la chance de travailler avec des professionnels expérimentés, il faut savoir se reposer sur leurs compétences.
Le mot de la fin ? Merci !
Merci à toutes celles et ceux qui croient en cette trilogie et qui suivent de près son évolution : ma femme, mes enfants, mes proches, les gens formidables qui suivent l’actualité du site (www/lemaitredescles.com) et de facebook, Xavier Decousus et toute l’équipe dynamique de Gründ (Sarah, mon attachée de presse ; les représentants, etc…) et j’en oublie certainement.
Merci également à des gens comme vous qui prennent un peu de leur temps pour parler de ce livre.
Cette aventure, c’est le mariage de tous ces éléments.
En parlant du monde des rêves , votre pire cauchemar ?
Ne pas pouvoir arrêter le temps qui passe. Un cauchemar quotidien.
avr 28
Mestr TomInterview
Christopher Paolini ,auteur de la saga « Eragon » .

Marie Hélène Delval, traductrice de « L’ainé » et de « L’héritage »

Quel age avez vous ?
J’ai 28 ans et j’ai travaillé avec Eragon pendant la moitié de ma vie.
Votre personnage préféré dans la saga si on exclu Eragon ?
Ce sera Saphira qui est mon personnage préféré même devant Eragon.
Quel sont les auteurs qui vont ont donné envie d’écrire de la fantasy ?
Raymond Feist, Ursula Leguin et Tolkien bien entendu. je voulais écrire de la fantasy pour pouvoir créer mon monde à moi.
Quel sera votre prochain livre ?
Je ne sais pas encore si mon prochain livre se passera dans l’univers d’Eragon mais je ne vais pas l’oublier j’ai mis beaucoup de temps pour construire cet univers donc j’écrirai encore dessus. Je pense que j’ai encore des idées d’ouvrage pour les 20 prochaines années.
Serons nous un jour qui est Angela (C’est le prénom de sa jeune soeur) ?
Sans doute dans le tome V ou je reviendrai en arrière sur le passé d’Angela.
Avez vous écrit votre livre du premier jet ?
J’aimerai bien qu’un papillon vienne se poser sur mon épaule et que je puisse écrire du premier coup la version finale mais ce n’est souvent pas le cas. J’ai d’abord beaucoup de retour de mes proches (L’auteur vit dans le Montana à une bonne demi heure de la ville la plus proche il a suivi des cours à domicile donné par sa mère) puis de mon éditeur.
Si vous pouviez être un personnage de fantasy ?
J’aimerai etre un nain dans le monde que j’ai créé. Ils vivent aussi vieux que les elfes mais sont beaucoup plus marrant.
Quel tome avez vous préféré ?
Le premier car c’était mon premier roman. Sinon en terme d’attente et de qualité je dirais le 4ème.
question à Marie Hélène Delval
Quel tome avez vous préféré ?
Le deuxième tome car il montre un double tournant d’abord dans la maturité de l’auteur puis dans la narration c’est l’arrivé de Roran en tant que personnage principal en alternance avec Eragon.
Avez vous eu envie de censurer certain passage trop violent pour la jeunesse (notamment un scène du tome 3 entre Roran et Nasuada) ?
Non car je ne vois pas cet série comme un roman jeunesse mais un roman lisible par les jeunes et que le public qui lit Eragon ne serait pas choqué par ces scènes. La scène évoquée est importante car elle définie le caractère de Roran et de Nasuada dans son role de leader et ces scènes participent à l’élaboration de l’ambiance générale du livre.

réponse de Christopher Paolini
Quand j’ai écrit Eragon je n’ai pas écrit spécialement pour des jeunes adultes mais pour tenter d’écrire le meilleur livre que je pouvais écrire et pour transmettre une histoire.


avr 24
Mestr TomInterview

Isa
Qui est Isabelle Marin ?
Je suis l’éditrice des Netscripteurs éditions, une maison d’édition que j’ai créée pour mettre en valeur le travail de jeunes auteurs. Je réalise également des prestations de correction et de mise en page pour d’autres éditeurs afin de financer les projets éditoriaux des Netscripteurs. Cette activité a commencé en 2006 et celle d’édition en 2008 avec Prophets, Les Enfants de la Cité maudite.
Présentez‐nous Les Netscripteurs?
Il s’agit d’une maison d’édition principalement tournée vers l’émergence de jeunes auteurs dans des genres et sur des sujets susceptibles d’intéresser les adolescents et les jeunes adultes. Nous publions peu, uniquement à compte d’éditeur, et nous prenons le temps d’un travail éditorial en étroite collaboration avec l’auteur.
Les auteurs qui vous ont donné envie d’écrire ?
Je n’écris pas personnellement, mes compétences sont tout entières au bénéfice des auteurs avec lesquels je travaille. Je suis l’artisan qui aide l’auteur à perfectionner son texte et à le faire connaître.
Mes auteurs fétiches sont, dans le domaine de la fantasy :Robin Hobb, Tolkien, Robert Jordan, Naomi Novik… ; côté français : Pierre Bordage, Alain Damasio, Henry Loevenbruck, Edouard Brasey… Fabrice Bourland et Anaïs Cros dans le sillage de Sir Artur Conan Doyle. J’aime aussi beaucoup certains livres « jeunesse » : Harry Potter, la trilogie de Bartimeus, Eragon, Le Pacte des Marchombres… et dans une littérature « plus classique » : Émile Zola (n’en déplaise à Louise), Daniel Pennac, Melville et autres auteurs de romans maritimes… et bien d’autres !
Si vous pouviez être un personnage de fantasy, lequel serait‐ce ?
Ha ! ha ! Répondre à la question traditionnelle de Fan 2 Fantasy est pour moi bien difficile même si je lis beaucoup de fantasy (ou peut-être à cause de ça…,). Joker !
De quoi parlera votre prochain roman ?
Notre prochaine publication, réalisée en coédition avec les éditions Nostradamus, sera une anthologie sur l’apocalypse pour laquelle nous avons reçu de nombreux textes de grande qualité. Elle sortira courant 2012.
Vos projets pour l’avenir ?
Je reste attentive aux projets des auteurs déjà publiés chez Les Netscripteurs (je promets une petite surprise, très prochainement, aux fans de SoFee ^^), j’ai un roman « elfique » en attente depuis un certain temps… et je reste ouverte aux bonnes surprises !
L’objectif premier de perdurer en toute indépendance est atteint, la charge de travail induite par les prestations que je réalise pour d’autres ne me permet pas de publier beaucoup mais cela finance les projets. D’autre part, Les Netscripteurs et leurs auteurs ont acquis une certaine reconnaissance. Les conditions sont donc établies pour le bon développement de la maison d’édition avec, dès cette année, plus de publications que d’habitude, notamment avec l’anthologie en partenariat avec notre confrère des éditions Nostradamus.
Votre conseil à un jeune auteur souhaitant se faire éditer ?
En premier lieu, d’aller jusqu’au bout de son projet d’écriture. La proposition à un éditeur ne peut intervenir qu’une fois qu’on a l’impression d’avoir « tout donné » et qu’on a bien peaufiné son texte. Il faut être à la fois ambitieux, pour défendre ses idées, et humble, pour admettre la critique, accepter de retravailler certaines choses et aller plus loin en compagnie de l’éditeur. Une relation de confiance est nécessaire de part et d’autre.
Par ailleurs, je conseille toujours aux jeunes auteurs de se renseigner sur « le monde de l’édition » et les éditeurs auxquels ils envisagent de soumettre un texte. Les mauvaises surprises sont légion et avant d’accorder sa confiance à un éditeur, il faut le connaître un peu, connaître ses publications, sa manière de travailler, et bien évidemment cibler les éditeurs dont la ligne éditoriale correspond au texte proposé.
L’auteur que vous auriez voulu éditer ?
Je ne suis pas du genre à avoir des « regrets » en ce domaine. Je suis très fière des auteurs publiés chez Les Netscripteurs, même s’ils sont encore peu nombreux. Je ne peux pas publier autant que je le souhaiterais, alors lorsque des jeunes avec lesquels j’ai été en contact et dont j’ai apprécié l’écriture trouvent un éditeur, j’en suis très heureuse. Et quand je lis un texte très bon publié par un confrère éditeur, j’ai plutôt tendance à me réjouir que l’alchimie auteur/éditeur ait fonctionné pour me donner le plaisir de lire ce texte en tant que lectrice.
Sofee


Parlez-moi de vous ?
Jeune adulte, je n’ai pas vraiment changé depuis mon enfance, en tout cas en ce qui concerne les livres ! Grande lectrice, un temps libraire, je suis naturellement passée de l’autre coté de la plume très jeune : l’écriture est une passion autant qu’un besoin pour moi. J’aime la liberté que l’on peut prendre en tant qu’auteur pour créer et laisser libre cours à son inventivité, à son imagination, et je suis particulièrement attachée à mes capacités et à mes désirs de mettre en scène des gens, des caractères et des ambitions : les personnages de mes livres sont mes plus grandes réussites, je pense – et mes lecteurs ne le démentent pas !
Parlez-moi de Prophets ?
Prophets est une saga de fantasy : ce genre littéraire m’est cher, parce qu’il a longtemps été source d’émerveillement et d’évasion pour moi. C’est l’histoire d’adolescents livrés à eux-mêmes dans une cité de ruine et de violence, de leur amitié et de leurs différences, de leurs forces et de leurs faiblesses, et puis de leur rencontre, enfin, avec un étranger venu d’au-delà les murs de leur cité et qui veut les emmener avec lui sur les traces d’une légende et d’une quête.
Combien de temps entre le mot « fin » et la sortie du livre ?
Environ un an je crois pour le premier tome, parce qu’il y avait beaucoup à retravailler et que c’était le début de ma collaboration avec les Netscripteurs, il fallait donc tout mettre en place. Six mois, même un peu moins je crois, pour le second : en effet, j’avais retenu les leçons d’Isabelle et m’appliquais, dès l’écriture et mes relectures personnelles, à me corriger au mieux avant de lui transmettre les épreuves.
Vos auteurs préférés ?
Il y en a énormément ! Impossible de tous les citer, mais je dirai Philip Pullman, Jack Vance, Dan Simmons, Roger Zelazny, Orson Scott Card pour les genres de l’imaginaire, Jules Vernes, Poe, Maupassant, les sœurs Brontë, Conan Doyle, Baudelaire, Robert McLiam Wilson, Irvin Welsh, Chuck Palahniuk, et bien d’autres encore, de tous les genres et de toutes les époques.
Si vous étiez un personnage de fantasy, qui seriez-vous ?
Lyra de la trilogie À la croisée des mondes de Pullman, ou Madouc, de la trilogie Le Cycle de Lyonesse de Jack Vance.
Combien de tomes à venir ?
Encore deux ou trois tomes pour Prophets. Tout dépendra !
Si le roman sortait en film, qui verriez-vous dans les rôles principaux ?
Aucune idée ! Encore faudrait-il que quelque réalisateur amateur de fantasy tombe sur Prophets, le lise, l’aime, et décide de l’adapter ! Autant de miracles que je ne pense pas près d’être réalisés, même si j’adorerais !
Comment cela s’est-il passé avec l’illustrateur de la couverture ?
Très bien ! Je lançai une idée de composition de l’image, Isabelle approuvait ou suggérait des modifications, et l’illustrateur travaillait à partir de ce que nous avions décidé. Nous avons toujours reçu des propositions qui correspondaient à nos vœux, et avons d’ailleurs toujours gardé d’excellents contacts avec nos illustrateurs !
Votre personnage préféré dans le groupe des six ?
Aucun, surtout pas ! Ils ont tous une part de caractère que j’aime et une autre qui m’insupporte, je les ai créés comme ça tout exprès pour ne pas faire de jaloux ! Non, sérieusement, je n’en préfère aucun, je les aime tous, ils sont un tout pour moi.
Lil :

Parlez‐moi de vous ?
Je m’appelle Lil Esuria. J’ai 23 ans et je suis étudiante en Lettres modernes à Nancy, parce que vouloir être écrivain c’est bien, mais manger c’est bien aussi, et la naïveté de vouloir être enseignante, c’est encore mieux. J’écris depuis que je suis toute petite mais j’espère avoir évolué depuis.
Parlez‐moi du Meurtre des nuages ?
Le Meurtre des nuages est mon premier roman, sorti il y a plus de deux ans maintenant. C’est l’histoire de Max, un jeune adolescent/adulte qui prend conscience un jour que tout ce qu’il écrit peut se réaliser. En même temps que l’expérience de la vie, il fait l’expérience de la chute. L’intérêt était pour moi d’explorer le désir humain, et l’obscurité, à travers un personnage dont on ne sait, au final, que penser.
Combien de temps entre le mot « fin » et la sortie du livre ?
J’ai écrit la quasi-totalité du livre vers mes 15, 16 ans, mais j’ai attendu d’avoir 19 ans pour l’envoyer à un éditeur. À partir de là, il me semble qu’Isabelle et moi avons travaillé sur le texte durant un peu plus d’un an, et ensuite il est sorti.
Vos auteurs préférés ?
Il y en a beaucoup, mais globalement, surtout au xxe siècle, malgré quelques coups de cœur ponctuels pour certains auteurs des xvi, xvii et xixe siècle (Flaubert surtout). Mes auteurs favoris restent Marguerite Duras et Albert Camus. J’aime beaucoup aussi les surréalistes, André Gide… Pour ce qui est des auteurs d’aujourd’hui, mon admiration va tout particulièrement à des écrivains comme Jean-Philippe Toussaint, Éric Chevillard, ou plus encore Chloé Delaume.
Si vous étiez un personnage de fantasy, qui seriez‐vous ?
Comme le laisse suggérer ma réponse précédente, je ne lis absolument pas de fantasy, à part quelques classiques qu’on a parfois mis sous cette étiquette. Allons pour quelqu’un de chez Tolkien, alors… Gollum, sans hésitation.
Quel sera le sujet de votre prochain roman ?
On pourra y mettre beaucoup d’étiquettes je pense, mais pour moi le sujet reste l’écriture elle-même.
Si le roman sortait en film, qui verriez‐vous dans les rôles principaux ?
Je ne me suis jamais posé cette question… Il faudrait un jeune acteur, quelqu’un peut-être comme Paul Dano, pour jouer Max. Après, il y a d’autres personnages, mais ils sont tellement peu importants pour Max que je ne vois pas quels acteurs pourraient les jouer.
Comment cela s’est‐il passé avec l’illustrateur de la couverture ?
Pour être honnête, c’est mon éditrice qui s’est occupée de tout à ce niveau. J’ai la fâcheuse manie quant à moi de penser que toutes les couvertures devraient être blanches…. Mais puisqu’il en fallait une… Je trouve que Laurie a vraiment fait du bon travail, non seulement artistique mais aussi d’interprétation.
Louise :

Parlez-moi de vous ?
Je suis une jeune auteur de 23 ans, tout juste recrutée par Isabelle Marin dans sa cohorte netscripturale. Pour me décrire physiquement, trois mots suffiront : petite, brune, lunettes. Après un Master en Lettres, je fais actuellement des études en Master professionnel Édition et je compte bien devenir éditrice un jour, ce qui me permettra de publier les délires des autres tout en continuant à scribouiller les miens. Je suis une blogueuse compulsive avec cinq blogs sur la Toile, que je signe de mon pseudonyme, Tlina. J’aime, en vrac, le thé, les chats, la pop-rock nord-irlandaise, le go, la littérature, le latin et le foie gras. Et la mythologie, évidemment.
Parlez-moi des Tribulations amoureuses de Poseïdôn ?
C’est un recueil qui rassemble une série de légendes grecques, autour des exploits amoureux du dieu des mers Poseïdôn. Toute personne qui s’intéresse à la mythologie sait que les dieux grecs sont des coureurs de jupons. Mais généralement, c’est à Zeus qu’on pense quand on parle de dieu séducteur. Dans ce livre, j’ai voulu montrer que Poseïdôn, lui aussi, avait son palmarès ! Dans une seule famille, nombreuse, d’accord, mais une seule, ce Don Juan a réussi à séduire cinq demoiselles. Ce sont ces jolies jeunes femmes que le livre permet de suivre, elles, et leurs enfants, dont les mythes mériteraient d’être plus connus. Le recueil est divisé en deux parties, l’une comique, l’autre tragique ; car si le dieu drague à tout va et s’amuse comme un petit fou, les femmes connaissent un sort plus dramatique. Elles sont confrontées à une société qui les réprime et qui les emprisonne, parfois littéralement. Ce sont ces deux aspects de la mythologie grecque, à la fois amusante et grave, que je voulais transmettre dans mon texte.
Combien de temps entre le mot « fin » et la sortie du livre ?
J’ai écrit le mot « fin » de la dernière partie rédigée en juillet 2011, et le livre est sorti en février dernier. Comme quoi, j’ai été plutôt privilégiée, car la phase de relecture et de corrections s’est révélée relativement courte.
Vos auteurs préférés ?
Mon auteur préféré de tous les temps, et ce jusqu’à ma mort sauf troubles graves de la personnalité, sera et restera le poète latin Ovide. Je suis son amante spirituelle à travers les siècles, grisée par la musique sublime de ses vers virtuoses. Autrement, j’aime énormément la poésie en général, surtout Apollinaire. J’idolâtre Tolkien, j’ai lu Le Seigneur des anneaux sept fois et Le Silmarillion trois fois. Pour moi, ce sont des chefs-d’œuvre qui devraient être étudiés dans tous les programmes de français, largement aussi bons que les livres des romanciers réalistes du xixe dont on rebat les oreilles de nos têtes blondes. Et c’est moi qui dis cela, alors que Balzac est aussi l’une de mes idoles ! Sinon, je vénère aussi ma collègue Lil Esuria.
Si vous étiez un personnage de fantasy, qui seriez-vous ?
Sans hésitation, je serais Eowyn dans Le Seigneur des anneaux. Dans le livre Le Retour du roi (pas dans le film, où elle a surtout l’air nigaude), elle a vraiment l’envergure d’une Walkyrie guerrière, seule capable de vaincre un ennemi surnaturel. C’est tout à fait le genre d’héroïne que je rêverais d’être, même si je tiendrais plus facilement le rôle d’une petite Hobbite un peu simplette.
Quel sera le sujet de votre prochain roman ?
J’ai plusieurs projets en cours : un roman sur une histoire d’amour très tendue et très psychologique, un livre de fantasy plus classique, un roman mythologique. Après, ce que j’écris ne sera pas forcément voué à la publication sous format papier. Tout dépendra de la qualité des textes et des occasions qui se présenteront. J’espère en tout cas pouvoir vraiment réaliser des projets dans des genres très variés, et ne jamais me limiter à un seul créneau.
Votre dieu grec préféré ?
Je suis une fan absolument inconditionnelle du dieu Hermès, dieu des messages, des communications, des marchands et des voleurs. Ne serait-ce que parce que dès le lendemain de sa naissance (les dieux grecs, ça grandit vite), il va cambrioler les propriétés de son frère Apollon. J’adore ce délinquant juvénile espiègle et fantasque.
Comment cela s’est-il passé avec l’illustrateur de la couverture ?
Admirablement bien. Michel Borderie m’a fait l’honneur de produire un travail de grande qualité en quelques jours à peine, et a accepté les remarques que je lui ai fait passer par l’éditrice. Je suis très fière qu’un tel illustrateur ait réalisé ma couverture. J’ai beaucoup de retours sur son travail, qui ne laisse personne indifférent. J’ai déjà vu dans un salon des personnes s’arrêter devant le livre rien qu’en la voyant.
Le livre parle de mythologie gréco-romaine, y en aura-t-il un prochain sur les mythologies scandinaves ?
Au risque de décevoir, je vais devoir décliner… et pour une raison bien simple : je ne préfère pas m’attaquer à une civilisation que je connais très mal. Ce n’est pas rien d’écrire sur une mythologie, on ne peut vraiment en parler que si on a conscience du contexte historique et social, de la mentalité des gens qui l’ont créée… Et je ne sais rien sur les Scandinaves. Je ne veux pas plaquer sur eux des fantasmes et des erreurs grossières. La mythologie grecque est assez vaste, je pourrais passer mon existence à l’explorer. Mais dans ma prochaine vie, pourquoi pas un petit tour chez les Vikings ?
fév 07
Mestr TomInterview
Qu’as-tu déjà fait dans la BD/illustrations ?
Fan de fantastique, je suis amatrice de belles images. Les dragons, les elfes et la magie me font rêver. Participant occasionnellement à des réalisations collectives comme Trivaërs, magazine en ligne de SF, ou Fan 2 Fantasy, je crée des illustrations pour des fanzines, particulièrement chez Obscurus Presse : http://obscuruspresse.free.fr/index.php
Pour ce qui est de la bande dessinée, le projet Rêve de Lune sera bientôt édité chez les Enfants de L’arche, dans le collectif L’envie d’ailleurs.
http://www.asso-lea.com/article-les-derniers-projets-bd-retenus-pour-le-collectif-l-envie-d-ailleurs-74389763.html
J’ai également à mon actif un webmanga diffusé sur la plateforme Amilova :
http://www.amilova.com/fr/BD-manga/1245/mythes-et-l%C3%A9gendes/chapitre-1/page-1.html
Quel scénario aimerais-tu que l’on te propose ?
Plutôt attirée par l’aventure et la romance, je n’ai pas particulièrement de limites au niveau de la représentation, tout élément nouveau est intéressant à travailler. Que ce soit futuriste, historique ou contemporain, une touche d’extraordinaire suffit à rendre un univers merveilleux. Cependant, le côté noir ne m’attire pas vraiment, je me situerais plus dans le rêve que dans le cauchemar.
Quel personnage de fantasy aimerais-tu être ?
Si l’on considère les mythes tirés de Tolkien, je serais plutôt un elfe. Passif et perché dans une cité communiant avec la nature. Prônant les temps de paix et de tranquillité.
Avec quel grand scénariste aimerais-tu travailler ?
J’avoue que le travail d’Audrey Alwett ne me laisse pas indifférente, Lord of burger reste pour moi une bande dessinée intéressante avec un scénario sur la cuisine française rafraîchissant.
Ton livre préféré ?
De loin, et même avec le temps, mon livre préféré reste Salem de Stephen King. L’intrigue est bien menée et le début n’est pas trop long. Il arrive à nous plonger dans cette ville désertifiée peuplée la nuit et dans cette ambiance mystique et un peu flippante. C’est ce qui en fait un bon roman.
Les autres informations que tu juges utile de transmettre ?
Travaillant en tant que dessinatrice freelance, j’ai également participé à la création d’éléments visuels sur des jeux vidéos, des mascottes ou encore des illustrations publicitaires. N’hésitez pas à me contacter !
http://rouage.game.free.fr/site/Index.html

Anciennes entrées